Les deux principaux enseignements de la Révolution d’Octobre

30 Ott


Message du CC du (nouveau)Parti communiste italien

aux communistes des pays impérialistes

7 novembre 2017

  (nouveau)Parti communiste italien
Comité Central
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Courriel: lavocenpci40@yahoo.com
Délégation du CC
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Sumario

Ils sont très nombreux et très importants les enseignements de la Révolution d’Octobre, de la construction du socialisme réalisée en URSS après la conquête du pouvoir en 1917 et de la vague de révolutions et de luttes que l’activité du Parti Bolchevique de Lénine et de Staline a soulevée dans le monde entier dans la première partie du siècle dernier. Ils sont très nombreux et très importants aussi les enseignements que nous les communistes, nous pouvons et devons tirer de l’épuisement de la première vague de la révolution prolétarienne dans la seconde partie du siècle dernier, après qu’en 1956 les révisionnistes modernes aient pris le dessus dans le Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS).

Mais à notre avis les enseignements les plus importants pour nous communistes des pays impérialistes sont au nombre de deux.

1. La révolution socialiste a la forme d’une guerre populaire révolutionnaire promue par le parti communiste. Dans le cours de la guerre, il s’appuie sur les luttes revendicatives spontanées et les protestations de la classe ouvrière et des autres classes exploitées et oppressées par la bourgeoisie. Le parti mobilise ces classes, les organise et les dirige jusqu’à instaurer le socialisme (dictature du prolétariat, gestion publique et planifiée de l’activité économique, participation grandissante de la classe ouvrière et des autres classes aujourd’hui exploitées et oppressées à la gestion de la vie sociale). La révolution socialiste n’est pas un événement qui éclate parce que les conditions des masses populaires se détériorent et que leur souffrance et leur mécontentement croissent (en fait, aucune révolution socialiste de ce genre n’a jamais vaincu) ; ce n’est pas une insurrection des masses populaires dans le cours de laquelle le parti communiste prendrait en main le gouvernement du pays ; ce n’est pas un événement spontané ; encore moins la révolution socialiste est une « révolution mondiale » qui éclaterait en même temps dans le monde entier à cause du cours catastrophique des choses que la bourgeoisie impose à l’humanité. La combativité des masses populaires croît progressivement au fur et à mesure qu’elles expérimentent directement que le parti communiste les dirige de manière juste. Si le parti communiste persiste longtemps à les diriger de manière erronée, peu à peu la combativité des masses populaires s’épuise et le parti communiste perd l’hégémonie qu’il avait conquise, il se désagrège ou change de nature.

 

2. Le parti communiste est capable de donner une direction juste à la classe ouvrière et aux autres classes des masses populaires seulement s’il a assimilé le marxisme, s’il l’applique dans les conditions concrètes de son propre pays et du contexte international et s’il le développe. La caractéristique la plus importante du parti communiste, la base principale de son unité et le facteur principal qui rend victorieuse son activité est la conception communiste du monde, la science des activités avec lesquelles les hommes font leur histoire. C’est la science fondée par Marx et Engels et développée par les plus grands dirigeants du mouvement communiste. Ils l’ont aussi vérifiée dans la pratique de la première vague de la révolution prolétarienne, dans la première partie du siècle passé. Le parti communiste n’est pas seulement une héroïque organisation de lutte, l’organisation des ouvriers d’avant-garde dans la promotion des luttes revendicatives de leur classe et des autres classes des masses populaires : il est principalement l’état-major qui promeut et dirige la guerre populaire révolutionnaire qui vise à instaurer la dictature du prolétariat dans son propre pays et qui collabore avec les partis communistes qui promeuvent la révolution socialiste ou la révolution de nouvelle démocratie dans les autres pays.

 

Ces deux thèses sont exposées de manière plus détaillée dans notre opuscule Les quatre thèmes principaux à discuter dans le mouvement communiste international et dans notre Manifeste Programme. Nous ne prétendons pas convaincre, avec peu de paroles, les camarades qui ne sont pas encore arrivés à comprendre ces deux thèses à partir de leur propre expérience. Nous disons seulement que ceux qui continueront à lutter avec constance et sans réserve pour la renaissance du mouvement communiste, arriverons à ces conclusions auxquelles nous sommes arrivés, nous : alors, nous collaborerons pour les appliquer.

Certainement, il semblera étrange à certains camarades que nous tirions de la Révolution d’Octobre et en général de l’expérience victorieuse du Parti de Lénine et de Staline précisément ces deux enseignements, vraiment comme enseignements principaux que nous synthétisons dans le marxisme-léninisme-maoïsme, la science expérimentale avec laquelle nous guidons notre activité. Évidemment, d’autres enseignements importants peuvent en être tirés. Mais ceux-ci sont les deux principaux. Les camarades qui considèrent la nature et l’histoire de la société humaine et la nature de la révolution socialiste sur la solide base de la théorie marxiste comprendront facilement la nécessité et l’importance de ces deux enseignements. En fait, ces enseignements en particulier continuent et développent les enseignements relatifs à la nature du parti communiste et à la nature de la révolution socialiste exposés dans Le Manifeste du parti communiste de 1848 et dans l’introduction écrite en 1895 par Engels à l’opuscule de Marx Lutte des classes en France 1848-1850 : mais nous les présentons avec l’autorité que leur confèrent les victoires obtenues par les bolcheviques en Russie.

Ceux-ci sont aussi les enseignements que Lénine indique expressément et illustre dans L’extrémisme, maladie infantile du communisme (avril-mai 1920). Pour illustrer aux partis communistes les enseignements universels de la révolution russe, il ne démarre pas de l’insurrection d’octobre 1917 mais de 1903, quand le bolchevisme surgit « sur le fondement très solide de la théorie marxiste », théorie que les communistes devaient porter à la classe ouvrière parce qu’elle ne découle pas de son expérience immédiate (Que faire ?, 1902). Lénine renvoie même directement à l’expérience de la lutte des classes en Russie dans les années précédent 1903. Donc, Lénine parle d’une guerre populaire révolutionnaire de longue durée, même s’il n’utilise pas cette expression. Lénine indique comme indispensables ces enseignements de la révolution russe aux partis communistes des pays européens et des USA qui alors, en 1920, sont en train de se former et qui viennent de la II Internationale : donc, ils viennent de partis, les partis socialistes, qui pendant des décennies s’étaient limités à promouvoir, souvent avec détermination et des sacrifices héroïques, des revendications et à participer à la lutte politique dans les institutions de la démocratie bourgeoise. Ces partis en 1914, à l’explosion de la première guerre mondiale, avait montré leur impuissance comme partis révolutionnaires. Dans l’écrit, L’extrémisme, maladie infantile du communisme et dans d’autres circonstances, Lénine critique maintes fois les représentants de l’aile gauche de la II Internationale, de laquelle proviennent en grande partie les représentants des nouveaux partis communistes ; il soutient qu’ils professent et appliquent une caricature du marxisme ; qu’ils n’utilisent pas le matérialisme dialectique comme méthode d’analyse et comme méthode d’action pour promouvoir la révolution socialiste dans leur pays.

Les deux enseignements que nous indiquons sont les caractéristiques fondamentales de la révolution russe que Lénine indique aux partis communistes des pays européens et aux USA comme « quelque chose de très essentiel de leur inévitable et proche avenir ». Lénine continuera à répéter ces enseignements jusqu’au quatrième Congrès de l’Internationale Communiste en 1922. Staline les reprendra à son compte. Inutilement, car aucun des partis communistes de l’Internationale Communiste, en grande majorité héroïques organisations de luttes, n’assimila ces enseignements. Quand, à l’automne 1923, l’Internationale Communiste mit Antonio Gramsci à la tête du Parti Communiste d’Italie, il chercha à les faire assimiler par le Parti italien. Mais son effort fut isolé au milieu des partis communistes européens et son œuvre fut brisée par le fascisme qui à la fin de 1926 l’emprisonna jusqu’à sa mort.

Le manque d’assimilation de ces enseignements fondamentaux porta les partis communistes des pays impérialistes à être incapables de faire avancer la révolution jusqu’à l’instauration du socialisme dans leurs pays respectifs au cours de la longue situation révolutionnaire de la première partie du siècle dernier (comme au début du siècle en avaient étés incapables les partis socialistes de la II Internationale). Ceci permit aux révisionnistes modernes (Togliatti, en premier lieu) de prendre le dessus. Voilà la contre-épreuve de la vérité des deux enseignements dont nous parlons.

Nous communistes, dans ces années, nous sommes aux prises avec le devoir de la renaissance du mouvement communiste, chacun dans son pays et au niveau international. La communauté internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes impose un cours des choses catastrophique dans le monde entier, sur tous les terrains. Cela confirme que l’instauration du socialisme est nécessaire. Le marxisme nous permet de voir les présupposés qui la rendent possible.

Depuis plus de 150 ans, pour l’essentiel, l’histoire de l’humanité ne dépend plus de la bourgeoisie. La bourgeoisie est réduite à chercher à prolonger la vie de son système social en isolant, en asphyxiant, en réprimant, en désagrégeant et en corrompant les partis communistes. L’histoire de l’humanité dépend principalement de la classe ouvrière et de ses partis communistes. Donc, ce sont les limites du mouvement communiste conscient et organisé la cause principale des problèmes qui actuellement affligent l’humanité. Assimiler et appliquer, principalement chacun dans son pays, les enseignements de la première grande révolution socialiste victorieuse, c’est-à-dire de la Révolution d’Octobre, voilà notre devoir.

Donc, en avant, Camarades ! Le futur est dans nos mains !

Le camarade Ulysse, secrétaire générale du Comité Central du (n)PCI

 

(télécharger le message: Open OfficeWORD)

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